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mercredi 27 mai 2015

La serie TV catastrophe : Reign

Sur Netflix y'a du très bon comme du très mauvais et même si j'ai lu plusieurs articles sur le sujet, je voulais vous parler d'une très mauvaise série (et je suis bien désolée pour vous si vous avez aimé) : REIGN *musique mystérieuse* (et non pas funky mystery music comme L&O : SVU)

Donc Reign ... par où commencer. C'est une série qui se base sur l'Histoire, qui pour personnages principaux Marie Stuart et François II. Jusque là, vous me direz ... bon c'est quoi le problème. Mais dés les premières minutes, que dis je ? Seconde, c'est du pur WTF !! (Les gars sérieux, c'est pas la peine de prendre un sujet historique pour en faire ça !! Autant essayer de vous creuser un peu la tête pour pondre un scénario original !)

Ce que l'on sait de Marie Stuart : Reine d'Ecosse à sa naissance, fille de Marie de Guise et de Jacques V d'Ecosse (qui meurt quelques jours après la naissance de sa fille.) Comme globalement l'Ecosse c'est un peu le merdier bazar à cette époque et que Marie de Guise est française, à la suite d'un jeu d'alliance on envoit le bout de chou en France, pour être élevée à la cour, puis devenir Reine de France en sus de Reine d'Ecosse (ce qui est quand même pas horrible comme avenir). Et même à partir de là, de ce déroulé des evénements assez simples, la série part completement en sucette !

On trouve Marie dans un couvent (mouais) et elle retourne à la cour après une tentative d'assassinat. Bref ! La mignone arrive et là ses topines suivantes arrivent elles aussi... Oui Marie Stuart avait des suivantes, parce que c'était pas Joe le Clodo une Reine, que l'on nommait les quatre Marie (c'est un prénom courant à l'époque). Mais bon ... il vaut mieux changer les noms et nos gourgandines se trouvent affublées de prénoms plus cons improbables les un que les autres. Greer, Kenna, Lola ... *commencer à préparer une mixture à base d'arsenic*.
Mais si tu crois que c'est fini ... non, non, non ! Là le fils Batard d'Henri II (mais d'où ils le sortent celui là !) arrive ... et comme on a déjà les prénoms des suivantes, on s'attend au pire (et on fait bien !) ... Sebastian ... *ajouter du curare à la mixture* dit Bach .. *chercher une corde* 

Je n'ai regardé que quelques épisodes et c'était carrément suffisant tellement c'était nul ! Gossip Girl à la Renaissance ... entre Marie Stuart qui se pose des questions existentielles "Dois je l'épouser, est ce que je l'aime ?" et ses suivantes qui courent dans le lit du Roi / du Prince / du Fils batard ...  

Certaines phrases mytiques me reviennent également en mémoire "des robes qui viennent de Paris hiiiiiiiii" Sachant que Marie S. a été élévé au Louvre, résidence royale, donc à Paris, et qu'à l'époque ... bah ... le prêt à porté n'existait pas... c'est carrément la répliques digne des pires teenage show ! Une autre pour le plaisir : "ses parents étaient en vacances au Maroc"... voilà, voilà ... 

Je ne parlerais même pas du portrait qui est fait de Catherine de Medicis ... Bref ! Et encore on se dit, les costumes vont sauver tout ça ... ben non !

François II au premier plan et Marie S. au second
Les costumes, un savant mélange de tout et de rien ... et surtout de rien qui ne s'approche de la période dont on parle ... jamais, ce serait trop beau ! Je crois que j'ai failli m'étouffer quand j'ai vu des talons des Pump Shoes aux pieds de Marie S. Et ça ne va pas en s'arrangeant ... le tout est d'un gout très incertain, remis à la sauce moderne. 


Marie et ses topines s'habillent pour aller en boîte au bal.

Elles ont de grooos problèmes entre autre, trouver l'amour, trouver l'amour et trouver l'amour. Et de temps à autre Marie se preocupe de l'Ecosse, tout en tentant d'échapper aux tentatives d'assassinat d'Elizabeth I (elle t'aura à la fin, vilaine !).


Marie et Catherine (de Médicis) papotent à propos de trucs insignifiants et souvent pas intéressants. Même si la seconde tente d'empoisoner la première un bon paquet de fois. De plus pour le personnage de Catherine ils jouent à fond sur des vieux clichés historico-misogyne. 

On remarque les costumes WTF et franchement ce n'est pas le pire que l'on puisse voir.

Je vous passe également les faux retournement d'alliance, genre Marie va épouser le batard du roi du Portugal pour aider l'Ecosse, finalement François II est deshérité et Bach (le batard) va devenir roi à la suite d'Henri II (t'imagines Bach I !!) en se défiant de tout les principes de succession ! Surtout que c'est quand même basique, il suffit de lire la page wiki, elle se marie avec François II, pas la peine de tergiversser 107 ans, put**n ! Mais bon ça c'est si on part du principe que les scénaristes ont un minimum de respect pour l'Histoire. (Stéphane Bern, Lorant Deutsch si vous passez par là ça vaut aussi pour vous la question du respect de l'Histoire et de la méthode historique!)

Bref c'est à chier.

Rotten Tomatoes l'a quand même bien noté : 84% du public à aimé, bon après 56% de rotten tomatoes pour la saison 1, mais 100% tomates fraiches en Saison deux. Le pire restant la description : The premiere season of this historical drama blends fact (Really ?) and fiction to tell the tale of teenage Mary, Queen of Scots (Adelaide Kane) as she arrives in France to formalise her arranged marriage to Prince Francis (Toby Regbo).

Voilà c'est tout pour moi ... si vous l'avez vu n'hésitez pas à commenter et à dire ce que vous en avez pensé !

lundi 25 mai 2015

Série en Costume

Lundi c'est série ! Série TV j'entends ! Je vais donc vous parler de certaines d'entre elles que j'ai pu regarder. Le seul point commun, ce sont des séries en Costume !

The White Queen

Plot : La guerre des deux roses, deux familles sont en guerre, les York et les Lancaster. Chacune leur tour elles reprennent le pouvoir. Les personnages principaux sont Elizabeth d'York, Edward IV et ses frères (dont Richard III), Margaret Beaufort et Marguerite d'Anjou. 





























Historicité : On respecte les grandes lignes et globablement les dates, les personnages sont les bons et on ne rajoute pas de personnages sortis de nul part. Après le côté sorcière et magie noire ou blanche, est basé sur les accusations à l'encontre de la famille Woodville. J'ai beaucoup aimé les personnages, il n'y a pas grands méchants ou de grands gentils tout ce petit monde est parfois très con, naïf, voire stupide, mais peut aussi avoir des coups de génie.

Costume : Pas mal ... mais ... trop simple, surtout les robes d'Elizabeth d'York (Woodville), particulièrement pour une reine d'Angleterre. Je pense que c'était un parti pris du styliste, du coup j'ai quand même globalement bien aimé. Le seul truc qui me gonfle un peu sont ces cheveux toujours épars sur les épaules....

Wolf Hall

Plot : Henry VIII est amoureux d'Anne Boleyn, il veut se débarrasser de Catherine d'Aragon. Tous ces événements sont une occasion pour Thomas Cromwell de s'élever dans la société.


Historicité : Bon c'est un peu toujours la même rangaine ces temps ci : Anne Boleyn ... bon je n'ai rien contre cette jeune femme, mais bon à force ça gonfle un peu ! En revanche, ce que j'ai bien aimé c'est que l'histoire est vu par Thomas Cromwell, pour moi qui apprécie beaucoup le personnage, c'est vraiment quelque chose de bien !

Costumes : Pour avoir vu et lu de nombreuses choses sur le sujet de la série et de ses costumiers (Merci PBS) on peut dire que c'est globalement respecté ! La plupart ont été reéalisés à la main. j'ai trouvé aussi assez agréable que personne ne soit vraiment "sexy" (toi aussi tu penses aux Tudors !). Les acteurs ont du charisme et ne jouent pas que sur leur sex appeal ! Pour cela : Merci !

Outlander

Plot : Claire Randall est en lune de miel en Ecosse avec son Mari, lorsqu'elle découvre un site de pierres levées et se retrouve projetée au XVIIIe siècle durant la guerre entre les indépendantistes Ecossais et l'armée Britannique.

 
 
 

Historicité : Au premier abord ... tu te dis, euuuuh WTF ? Mais finalement il y a pas mal d'éléments historiques qui ont été intégrés à la trame principale qui assez planante ! Faut pas chercher non plus à aller prondément hein ! C'est pas Bernard Cottret ! Mais ... ça reste un bon divertissement.

Costume : Pas mal du tout, j'avoue, même si j'ai lu ici que les tartans ne sont pas hyper historiques, j'aime assez l'esthétique générale de la série. American Duchess a également écrit un autre article hyper intérressant sur la robe de mariée de Claire et sur l'historicité de celle-ci, si vous souhaitez le lire  c'est . Même si j'ai un faible pour Tobias Menzies, les écossais en quilt sont très charmants aussi ! (oui ça joue quand tu regardes une série)

The Paradise

Plot : Denise arrive à la Grande Ville, elle vient trouver du travail chez son oncle qui est tailleur et elle tombe en adminiration devant le Grand Magasin de la Ville, The Paradise.




Je ne vais pas trop parler d'Historicité puisque cette série est une adaptation assez libre (voir trèèèèès libre) du roman Au Bonheur des Dames d'Emile Zola. En fait, globalement les scénaristes ont repris les noms et le lieu, le reste ils se sont joyeusement assis dessus. Du coup, c'est comme prendre une période historique, en faire une série et tout changer, autant essayer de se casser un tantinet la rondelle pour trouver une idée originale, non ?

Costumes : C'est une des choses que j'ai bien aimé, le personnage principal de m'inspirant que des tartes dans le nez. Encore une fois j'ai beaucoup aimé l'esthétique, même si j'ai trouvé que parfois, bah ça faisait un peu cheap. Mais c'était globalement agréable à regarder.

Downtown Abbey

Angleterre 1912. Après le naufrage du Titanic, le domaine de Lord Grantham se retrouve sans héritier. En effet, celui-ci n'a que des filles qui ne peuvent lui succéder. Il est alors question d'aller chercher un cousin dont que l'on va tenter de marier avec la fille ainée.






Historicité : La trame de fond est historique, mais l'histoire de la famille non. Mais ce qui est interressant dans cette série (comme dans Gosford Park) ce sont les intéractions sociales entre la famille (riche et éduquée) et les servant(e)s. Même si certains personnages ne méritent vraiment pas ce qui leur arrivent et que l'intrigue est parfois un peu gnan-gnan, bah c'est quand même bien et je me suis laissée prendre au jeu.

Costumes : Rien a dire, vraiment beaux ! J'aime beaucoup voir l'évolution, car si la série commence en 1912, dans la saison actuelle, nous sommes aux alentours de 1930. Et on voit le changement tant au niveau des membres de la famille que des domestiques.

Bonus : les paper dolls par Vulture : ici

Miss Fisher

Plot : En Australie, Miss Fisher, détective privé, mène l'enquête (oui globalement c'est ça !)


Là encore ce sont des livres à la base, donc je ne vais pas trop parler d'historicité, même si dans certaines enquêtes sont évoqués, le droit de vote des femmes, les révolutions Russes ... et j'en passe. Mais j'aime assez l'ambiance, en plus ça se passe en Australie, ça change un peu des US ou de l'Angleterre.

Costumes : Les années 1920 et 1930 ! Je trouve en plus que l'atrice est vraiment charmante et le porte bien. Il y a de beaux exemple de slacks et surtout ce que j'aime ce sont les chaussures !

Voilà c'est tout pour aujourd'hui, dans le prochain article je vous parlerai d'une série qui a vraiment failli me tuer : Reign !! Et vous, quelles séries vous plaisent en ce moment ?

samedi 2 mai 2015

Des projets ... des projets ...

Je suis en pleine reflexion ... et oui ça fait mal ! Je réfléchis à mon prochain gros projet, mais sincèrement j'hésite pas mal ! J'ai aussi envie de refaire de l'Historique ou du moins de l'Historisant. Mais et c'est là que le bât blesse, j'ai un peu de mal à me decider, alors je tourne en rond, je regarde les tissus, je regarde mes patrons, ça me prends deux heures, je n'ai toujours rien decidé et je fais un sac en desespoir de cause ... voilà où j'en suis. Alors je ne dis, que coucher mes idées sur "papier" peut potentiellement aider. 

I am thinking ... and yes it hurts ! I think about what I am gonna do as my next big sewing project. But to be honest, I doubt a lot. I want to do an historic costume (or at least an historic like one !) bu it is where the shoe pinches, I cannot choose ! So I look at my fabrics stock, my patterns : it takes hours and I can't decide so I make a bag.  I hope writing here can be useful !

1) La robe Empire / The Regency Dress n°2

Cotton Lawn Dress, 1805-10, Mode Museum
L'image que je vous donne, c'est pour la forme, je ne veux pas de blanc. Je veux faire quelque chose de plus simple, de plus working class. 
J'ai déjà les tissu, du plumeti bleu marine, de la cotonade bleu marine et bleu clair. J'ai le patron. Mais le truc c'est que j'en ai fait une il y a pas si longtemps et ça me donne moyen envie. En plus, il me manque une partie des sous vêtements, genre un ou deux jupons. Le point positif, c'est que ça commencerait à me faire une chouette garde robe de cette époque.

The image is from pinterest and mostly for the shape of the dress, I don't want white fabric. And I would like something simpler more working class.
I already have the fabric, navy blue dotted swiss, navy blue and light blue cotton. I also have the pattern. But I made one not so log ago and I am not that excited to make another. Plus, I have to make few underwear (I already have the stay...) like one or two petticoats. On the other hand I will have a nice Regency wardrobe.

2) Cotehardie

Reproduction
Rendons à César, etc. : l'image provient de ce blog. Cela fait un moment que je lorgne sur ce type de robe. Surtout que je suis le blog de Fashionable Past depuis un moment et qu'elle en a fait une superbe d'un bleu magnifique !
Le truc c'est que je n'ai aucun tissu, il faudrait que j'en commande par exemple sur un site précis et que je sais que ça va être un projet coûteux, parce que je veux bien faire ! De plus il va me falloir tous les sous vêtements (quand je dis que je veux faire ça bien). En revanche je n'ai pas tête de groupes de reconstitution pour cette période en Ohio. (Non pas la renaissance fair, c'est sympa mais non, ça ne vaut pas que je me fasse un costume). Donc l'envie de nouveauté oui, les moyens oui, mais la portabilité ... non !

The image coming from that blog. And I badly want that type of dress since a long time. I also look very often to The Fashionable Past blog, who's making wonderful dresses.
But I have no fabrics in order to make that project, I have to order some on that website. I also know that will be a very expensive project. I will need all the underwear and I don't know when and If I can wear the dress. (Not at the Renaissance fair, that a great festival, but want to make that type of costume for a more serious occasion). So the desire is here, the possibility also but not the possibility to wear it!

3) Projet 1900 / 1900's Project

V&A Museum. 1910-1915

V&A Museum. 1910-1915
V&A Museum. 1910-1915
Le dernier projet est aussi trèèèès tentant ! Une robe debut 1900. Quand je l'ai vu sur Pinterest, je suis tout de suite tombée amoureuse. 
Tout me plait dans cette robe, la couleur, le tissu ! Tout je vous dis !!! Je pense que si je la fais ce sera beaucoup plus simple, car je ne pense pas avoir les qualités de la couturière qui la realisée. En reavanche, j'ai le patron et je sais où je peux trouver les tissus pour ce genre de robe. En revanche, il faudrait réaliser tous les sous vêtements, dont un corset de l'époque. 

Exemple de corset





This last project is a 1900's dress. When I saw it on Pinterest I falled in love. 
I love everithing in that dress, the color, the fabric ! Everything I say ! If I make it it will be a lot simpler, because I think I am not as good as the couturier who made it. I have the pattern in my fashion's book but I will have to do the corset and I never made corset in my life so it will be my very first.











Et pour finir cette partie, une variante que j'aime beaucoup aussi / To end that part another possibility I have in my mind.

V&A 1912 dress by Mascotte.
Voilà, je ne suis pas toujours très décidée, même si je penche plus pour la 1900 ou la Regency. Mais là encore je pense que je vais devoir attendre après le déménagement et d'être à l'aise dans mon nouveau boulot pour me lancer là dedans. Donc affaire à suivre !
Et vous quels sont vos gros projets en cours ou à venir ? (pas forcément couture !)

Here I am, still not sure, but having a preference for the Regency dress or the 1900's dress. But I am waiting for after the moving and also waiting to be confortable with my new job to begin the work on one of these. So to be continued !

And you guys what are your big project ? (sewing or not !)

mercredi 28 janvier 2015

Glossaire textile

Aujourd'hui c'est glossaire et définition. J'avais envie de parler un peu textile ancien et de mes anciennes recherches d'etudiante en Histoire (mais en rapport avec la couture et le tissu) Donc aujourd'hui c'est définition ! Le lexique ci dessous est extrait des annexes de mon mémoire concernant la culture matérielle dans un village d'Auvergne entre 1650 et 1789. 

Les images qui servent de support visuel sont des photos personelles prises dans les Archives départementales (anciennement) de par chez moi. Si vous souhaitez plus de renseignement je serais flattée de vous répondre, mais je ne vais pas lancer les côtations comme ça sur la toile sans vergogne. La plupart des échantillons datent du XVIIIe siècle.

Glossaire

Balin : Tiré du mot Balle signifiant paille, le terme peut désigner une toile grossière utilisé au XVIIIe siècle dans le midi de la France pour cribler le blé, recouvrir des récoltes ou les emballer.

Baracan : Etoffe de laine dont laine est teinte en fil avant peignage. La chaine est plus épaisse que la trame. On peut trouver des baracans fin, demi-fins, entres-fins, et communs. Baracaner une étoffe peut vouloir dire qu’on donne une cannelure.

Bergame : Tapisserie grossière, provenant du nom de la ville éponyme de Bergame en Italie. Cette tapisserie est fabriquée en fils grossiers, de toute origine, de poil, de laine, de chanvre. On fabrique ce genre de tapisserie à Lyon dès 1622.

Bourras, ou Bouras : Sorte d’étoffe en toile grise grossière en étoupe de chanvre. (Dictionnaire Edmond HUGUET) Peut aussi venir de l’Auvergnat Bourà qui signifie étoupe, bourre, laine etc. Peut aussi selon Semonsous désigner une couleur. Se dit aussi d’une mauvaise étoffe pannus vilis. Peut également se dire d’une serge de laine à deux endroits.

Cadis : Etoffe de laine plus ou moins forte. Se dit également d’un gros drap bourru, une sorte de serge de laine non peignée à bas prix souvent noire ou blanche. Jusqu’en 1692 il était interdit de teindre les cadis au moyen de brésil (bois rouge).

Calemande : Etoffe de laine parfois mêlée de soie ou de poil. Cette étoffe pouvait être lustrée d’un côté pour imité le satin grâce à sa chaine sergé avec flotté de chaîne, dont les sillon sont visibles à l’endroit seulement. On en fait des robes, des jupons et autre habits. Il existe différents coloris : elle pouvait être rayée, rouge et blanche jaune, rouge blanc ou rouge et verte, voire noire. Elle est très populaire au XVIIIe siècle.

Camelot : A l’origine désigne une étoffe en poil long, réalisé entre autre à partir de poil de chèvre. Au XVIIIe le camelot était un genre de draps de laine non croisé, fait sur un métier à deux marches toujours lisse, mais soit uni, soit ondé, soit chargé d’ornements tissés dans la masse. Chaque région possède une variante de camelot.

"Camelot pur poil pour France". Et ça gratte!


Crêpe : Le nom vient du latin crispus puis de l’ancien français crespe ou crepa. Ces mots évoquent l’irrégularité du tissu qui a connu divers aspects. C’est à Bologne au XIVe siècle que le crêpe le plus proche de celui que l'on connait est inventé. Il est importé à Lyon et à Mantes en 1604. C’est une étoffe dont l’armure est à petits motifs à effets irréguliers, qui favorise la torsion forcée des fils et qui donne au tissu une surface typique criblé de creux d’ombre irréguliers.

Crépon : Le crépon est de la même famille que les crêpes. Au XVIIIe siècle c’est une étoffe faite de soie cuite au fort effet de crêpage.

Draps : Du bas latin drappus, qui proviendrait de la langue celte. C’est un mot générique qui désigne un ensemble de tissus divers comme le mot étoffe. La qualité de la laine est déterminante pour la qualité du drap. La chaine est composée de fils à forte torsion, la trame de floches. Le drap est tissé en écru et teint ensuite. Le mot drap peut aussi désigner la pièce de tissu que l’on ajoute dans son lit, entre son corps et la couverture.

Droguet : Etoffe de laine et de fils croisés qui pouvait en conséquence être de couleur mélangée. Etoffe de bas prix, sorte de serge dont la chaîne pouvait être soit de chanvre, soit de lin, et la trame en laine du pays. Au XVIIe le droguet désigne un drap de laine mince parfois façonné chaîne de fil, trame en laine souvent employé comme garniture de lit. Au XVIIIe siècle on tisse de nombreuses
variantes, parfois en soie ou en coton décoré des petits dessins.



Étamine : Tissu très populaire et très simple d’armure toile, mentionné dès le XVIe siècle. Cette étoffe présente de multiples trous du au déplacement des fils de trame. Aux XVIIe et XVIIIe siècles l’étamine connaît de multiple variante d’épaisseur, de matériau et aussi d’usage, vêtements civils et religieux, ameublement et utilisations artisanales diverses. Sa fabrication est très répandue chaque centre ayant une spécialité.

Étoupe : Toile grossière confectionnée avec les déchets des plantes textiles. L’étoupe peut être de chanvre ou de lin.

Indienne : Regroupe généralement les toiles peintes venant d’Inde. Dès la moitié du XVIIe siècle ces toiles sont l’objet d’un tel succès que les fabriques françaises se mettent à les réaliser, elle-même en imitant celle d’importations. Des édits de prohibitions les concernent puis une interdiction. La fabrication française reprend en 1759.

Lin (toile de) : Cette étoffe s'obtient par macération des tiges de lin (rouissage) à même le sol sous l'action des intempéries, afin d'en extraire les fibres. Ces fibres sont ensuite broyées et raclées pour en retirer la partie ligneuse (teillage) puis peignées afin qu'elles soient filées et enfin tissées pour constituer une toile.

Serge : Laine grossière ou fine aux fils croisés formant des sillons obliques séparés par un fil. Tissu dont l’armure présente en diagonale des côtes et des sillons de largeurs variées.

Serge de laine.


Taffetas : Etoffe de soie serrée, sans envers, d'aspect sec et craquant quand on la froisse. Cette étoffe est lustrée, elle est de soie très fine brillante et unie. Il existe différentes sortes de taffetas, comme le taffetas d’Angleterre, Barré, Armoisin, Bonne-Femme ou Sans-Pareil.

Tiretaine : Etoffe de laine pure ou mélangée de lin, de coton. Aux XVIIe et XVIIIe siècles on retrouve cette étoffe, blanche ou grise en laine et fil, plus épais en armure serge plutôt que toile. Très répandue on la retrouve dans la plupart des provinces françaises.

Marque d'une fabrique de Tissu.

Marque plombée. Oui c'est du plomb !


dimanche 18 janvier 2015

Histoire des Tissus en France

Ah ! Nouvel article que j'avais envie de faire depuis un moment.

J'avais envie de faire un peu d'Histoire en me basant sur un ouvrage (une fiche de lecture quoi !) et j'ai eu l'idée de fouiller dans mes anciens dossiers de Master (oui c'est du réchauffé !) et voilà donc après quelques remaniements une petite Histoire des tissus en France.

Ce texte se base essentiellement sur l'ouvrage d'Alexandra Frau, Histoire des tissus en France, Tours, 2010. (Excusez, pas de traduction en Anglais ...).

De plus, je pense que ce petit texte peut être assez utile dès lors que l'on veut se lancer dans le costume, les Historiens ne sont pas tous ennuyeux et pédants ! (Et Lorànt Deutsch n'est pas Historien ce qui ne l'empêche pas d'appartenir à la seconde catégorie :p)

Introduction
Au siècle des lumières, le tissu est une source inépuisable de mode. Les première soies peintes recouvrent les murs des belles demeures avant d’aller garnir les armoires des élégantes. Il en est de même pour les indiennes dont tous les mondains vont se parer. Madame de Pompadour, sensible au style de ces cotonnades, en tapisse les murs de plusieurs de ses demeures.

Le fil
De la qualité du fil dépend la noblesse d’une étoffe. Qu’il soit de laine, de coton, de chanvre ou de soie il se décline en plusieurs qualités. Les étoffes pures fil, tissées à partir des fibres les plus longues offraient une résistance et une tenue plus grande.

La laine 
Employée depuis toujours la laine empli les armoires des foyers des plus riches aux plus modestes. A la campagne les familles se contentaient du produit de la tonte de leur cheptel pour tricoter des bas de laine, ou encore tisser d’épaisses couvertures ou des tuniques de grosse futaine.
Dans les milieux plus riches la laine connait un grand succès depuis le moyen-âge. Elle fait la fortune des drapiers, placés en haut de la hiérarchie de ce vaste commerce. Cet engouement provoqua la mise en place de manufactures royales, et chaque région fabriquait des draps de qualités différentes. Bayonne fut rendue célèbre pour ses poils qui servaient de lisière aux draps. La région se fit connaître également pour ses draps noirs, à base d’un mélange de poils d’autruche et de chameau.
Les produits luxueux favorisaient les fibres les plus longues, favorable à un filage et à un tissage plus sec rendant les étoffes plus belles et plus résistantes. Le mohair faisait partie de ces belles laines, ce poil de chèvre angora offrait un lainage léger et soyeux au toucher
De la filature dépendait la qualité et la solidité du fils obtenu. Seule une laine filée très fins et très régulièrement pouvait donner un tissu plus léger et plus résistant. La fibre de laine de cessa de séduire, que ce soit au moyen-âge, ou au XVIIIe siècle avec les droguets. Parallèlement un gout pour les lainages plus légers ouvrait la porte aux étamines (étoffes mince non croisée et peu serrée pour les chemises) aux serges, aux tiretaines, aux droguets également.

Le lin
Le lin est associé dès le début à l’idée de légèreté et de pureté et donne son nom au « linge » (venu de linga, d’où est extraite la fibre). A la fois solide, brillante, fraiche et légère, cette fibre donne des tissus qui se froissent avec élégance. Malgré toutes ces qualités, les paysans sont fort peu enclins à la cultivé. Sa récolte et sa préparation son jugées fort ingrate et de ce fait dissuadait ceux qui voulait bien la cultiver.
La fibre de lin était issue du pourtour de la tige, et non de l’intérieur, de ce fait elles étaient arrachées à la main, puis séchées au soleil. Après la moisson du blé, les tiges sont plongées dans l’eau tiède, et maintenue au fond par un poids. On les fait de nouveau sécher au soleil, la tête en bas, puis une fois sèche, on les broie, alors on peigne pour séparer la fillasse.
Du gros lin rêche au toucher aux fines batistes diaphanes, en passant par les lourds sergé, il en existait plusieurs qualités. Le lin se tissait plus ou moins finement. Du coutil au cainsil, l’éventail était large et les usages variés. Le coutil, grosse toile à trame serrée, convenait par sa lourdeur et sa robustesse aux vêtements du dessus qui s’usaient beaucoup plus vite. Pour les chemises de travail en coutil, le lin était lainé sur l’envers pour ne pas meurtrir la peau. C’était un textile bon marché, dans lequel les femmes taillaient volontiers des doublures, des corsets, et des tabliers.
Le cainsil était quant à lui réservé à la fabrication de chemises élégantes, et des voiles dont se couvraient les femmes. La légèreté et la transparence du couvre-chef, un tissu très léger en lin, seyaient parfaitement aux voiles. A leur tour bonnets, velettes, engageante, mantilles, bagnolettes, petites capelines, barbe set battant l’œil que les dames nouaient autour du menton, faisaient la part belle au lin.

Le chanvre
Le chanvre, cette grosse filasse bien robuste servait à fabriquer les vêtements de tous les jours, et le linge de maison. Les paysans, en cultivaient quelques hectares pour leur consommation personnelle, ils le filaient et le tissaient eux mêmes. La France devint ainsi le plus grand cultivateur de chanvre. Le chanvre le plus fin dit « de plein » était utilisé pour les chemises. Si le chanvre produisait des vêtements à moindre frais il était difficile à travailler. La technique à laquelle il fallait recourir pour la culture et les apprêts s’apparente à celle utilisée pour le lin. Mais le résultat obtenu n’était pas aussi flatteur que celui dû au travail du lin. Le chanvre gardait une couleur rouille secrétée par la fibre et une grande rugosité. Malgré tout les femmes y taillaient leurs chemises de nuit, quelques draps, le corps des chemises, dont les extrémités pouvaient être réalisées en lin ou en coton. Avec le rebut de filasse (l’étoupe), dont les brins étaient trop courts pour être tissés, elles confectionnaient des paillasses ou de grossiers tabliers.

Le coton
C’est au XIVe siècle que l’idée de tisser le coton est venue, auparavant on ne savait que faire de cette bourre étrange. Les tisserands commencèrent à tisser les premiers métis. La fameuse futaine, à chaîne de lin ou de laine et à trame de coton, dont étaient faits les cotillons, remonte à cette époque. Le coton n’était employé que dans les basins, et les futaines, produit en petite quantité. Le basin, mélange de lin, ou de chanvre et de coton, se déclinait sous plusieurs formes. Les moins bonnes qualités étaient utilisées pour les rideaux ou meubles de bains. A la fin du XVIIIe siècle, les tisserands sont parvenus à métamorphoser ce métis en une étoffe très fine, d’une grande blancheur très recherché par les mondains.
Hormis cette forme de métis, l’usage du coton ne France est encore assez limité. Il arrivait par balles entières, dans les ports de Marseille, Nantes, ou La Rochelle sans qu’il ne suscite trop de convoitises. Les blancardes, bouracands, et berluches à chaînes de fils et trame de laine, dont Rouen s’était fait une spécialité, étaient de piètre qualité. Il fallut attendre l’arrivée des indiennes pour que les qualités du coton soient enfin révélées.
Ces étoffes habillèrent d’abord les intérieurs, lit ou bassin, et ensuite elles remplirent les armoires (robe de chambre, mouchoirs de cou). Aux côtés des indiennes, étaient débarqués, des marchandises dites « blanches » par al compagnie française. Une vaste quantité de calicots, de toile, de « garas », de taffetas, d’organdis, de « guinées blanches », déstinées à être employés tels quels étaient importés. Ces fines mousselines et cotonnades se prêtaient facilement aux broderies, et repassages empesé.

La folie des couleurs
Au début la palette des couleurs était relativement réduite. Le bleu, le rouge, le jaune, le noir, faisait partie des couleurs dites simples à partir desquelles les teinturiers pouvaient obtenir toutes les teintes possibles en les mélangeant les unes aux autres, ou en ajoutant divers produits. Durant la coloration du tissu, il arrivait que les teintes soient modifiées. Certains mordants comme l’étain mélangé au Kermès, un insecte parasite du chêne Kermès, qui donnaient la fameuse couleur écarlate des Gobelins.
Les lissiers du M-A disposaient d’une vingtaine de tons, au XVIIIe siècle, ils n’en ont pas moins de 14 000 à leur disposition. Cette profusion commence à l’époque où le nouveau monde est découvert. Le rocou apporte une note acidulé à la palette des jaunes orangés, la cochenille venu du Mexique complète la palette de rouge. Sa rareté en fait une couleur d’exception, et tous les jeunes hommes se font peindre vêtus d’écarlate. Le cramoisi est une autre couleur qui revient fréquemment dans les descriptions de tissus, ce terme sous entendait moins un couleur éclatante, qu’une couleur d’excellente qualité. De même l’évocation du pourpre laisse imaginer des nuances allant du rouge profond, au bleu, jusqu’au violet. Cette couleur cardinalice provenait du liquide colorant issu de coquillage. Le rouge pouvait également être obtenu à partir de végétaux. Par exemple la carthame donnait un rose clair, mélangé à l’alun et au tartre, on obtenait un rouge orangé. Dans des tonalités plus soutenues, il convient d’évoquer le rouge garance, extrait de la plante du même nom. C’est avec la garance que l’on fabriquait le rouge andrinople, dit aussi « rouge turc » importé près de Rouen à Darnétal.
Les jaunes provenaient de plantes comme le curcuma, la gaude, le genêt, la sarette, le safran, ou le fustet dont on tirait le fameux jaune provençal. La gaude était appréciée par les teinturiers sur soie, sur coton ou sur laine, pour ses couleurs solides. Ses tonalités oscillaient du jaune éclatant au vert pâle lorsqu’elle était mélangée à du cuivre.
La mode des couleurs au M-A est remplacée par la mode du noir, lorsque les teinturiers réussissent à fixer cette couleur, la cour de bourgogne s’entiche de cette couleur, dont elle transmit le gout à la cour d’Espagne, cette couleur faisait très bien ressortir les bijoux, et les brelots dont les grands se paraient. Le noir devint ensuite la couleur de prédilection du luxe et de la discrétion, faisant la part belle aux draps de Flandres parmi les plus fins, et les plus couteux à l’époque. Le noir était une couleur difficile à obtenir virant bien trop souvent au gris. Les plantes d’où étaient tirées produits tannant étaient les chênes (noix de galles), le noyer (brou de noix), du châtaigner (écorce) ou du sumac. Les noix de galles mélangées au sel de cuivre et de fer avaient tendance à assombrir davantage les teintes.
Le blanc éclatant de maintenant n’existait pas, les couleurs les plus approchantes étaient obtenus au prix de longues heures de travail pour les blanchisseuses. L’importation des indiennes de fit que renforcer ce gout pour le blanc.
Le bleu était la couleur par excellence, il entrait dans la composition d’autre couleur, et permettait d’obtenir plusieurs valeurs d’une même teinte. Les bleus venaient de diverses plantes : le pastel, l’indigo, et la guède. Dans l’antiquité, l’indigo naturel était tirer des feuilles de pastel, pourtant il ne tient pas à la teinture. Au XIIe siècle le bleu si caractéristique est extrait des feuilles de l’indigotier. Au XVIIIe siècle cette couleur est réservée à la famille royale.
Le marron fut une couleur communément adoptée par les paysans. Comme pour le noir les teinturier utilisent des plantes à tanin. Ils obtenaient du brun à partir du sumac ou du cachou.

Les fripes
Pour qui n’avaient pas les moyens de s’offrir la dernière mode en matière de vêtements, il existait les friperies. Les populations se contentaient souvent de vêtements de seconde main. Il était permit aux fripiers d’enjoliver, et de retraiter les vêtements qu’ils revendaient.
Les tissus faisaient partis de la vie courante, et de réemployaient et se transmettaient jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des lambeaux. Les femmes s’évertuaient à repriser les vêtements, et on remarque que le patchwork n’est pas seulement anglais. Nombre de caracos de la fin du XVIIIe siècle témoignent de cette économie domestique. Avec des tissus mis bouts à bouts on fabriquait de nouveaux vêtements. Ceci explique la présence, dans certain inventaire après décès, de tissu dits "mi usés" ou "mi neufs, mi usés".

Les tissus du labeur
Le costume masculin de tous les jours se caractérisait par une grande sobriété. Ils e composait souvent d’un gilet porté sur une chemise de toile ample en lin ou en chanvre dont le pan le plus long pouvait servir de caleçon et éviter le contact rude du pantalon. Le pantalon était de teinte noire ou brune, en futaine ou en coutil. La garde robe des paysannes était aussi simple et comportait peu de pièces ; un casquin d’indienne, trois jupons, dont un en serge, un en indienne, et un dernier en siamoise rayée bleue et blanche, un tablier de toile, deux paires de bas de coton et de laine pour l’essentiel. Mais le costume paysan n’était pas fait uniquement de grosse étoffes, rêche de couleur sombre, il laissait parfois place à quelques frivolité, comme la couleur, ou les motifs, ou simplement des tissus plus léger.

Les dessous
Les femmes portaient pour tout linge de corps une longue chemise de grosse toile sur laquelle elles laçaient leurs corps à baleines, cet ancêtre de corset. L’étoffe de la chemise était censée protéger la peau des meurtrissures que pouvait infliger le corps à la peau.

La corbeille de mariage

La traditionnelle corbeille de mariage était censée couvrir les besoins du jeune couple. Elle contenait toutes sortes de bijoux, de dentelles, de châles ou de rubans offerts par l’époux à sa promise. S’y ajoute les présents des familles, les amies confectionnaient une couverture de patchwork, qu’elles avaient cousu ensemble à la veillée, les mères y ajoutaient le linge qu’elles avaient reçu pour leur propre mariage. Ce pouvait être une robe de baptême, ou de beaux habits qui avaient survécus à l’épreuve du temps, une robe de mariage. Seule exception, en Bretagne, les femmes se faisaient enterrées avec leur robe de mariée.

jeudi 16 octobre 2014

Costume in details (N. Bradfield)

Pas grand chose en couture ces temps ci, enfin si des choses, mais rien qui mérite qu'on en parle (des torchons, des choses à finir, des reprises, mon chéri qui veut des Cols Mao à la place de col classique ... Rien qui vaille que je sorte mon appareil photo en somme) !

More or less nothing about swing today, something yep, but nothing i want to talk about (dishtowel, things to finish, my love who want Mao collars instead of classical one ... Nothing for my camera !)


Donc je vais parler d'un bouquin ! Costume in details de Nancy Bradfield. Un livre que j'adore sortir juste pour le regarder. Pour les aficionados du costume historique c'est je pense un des livres à avoir (parmi d'autres bien entendu). je me souviens l'avoir demandé à ma belle soeur pour Noël, je l'ai habituée à m'offrir des livres depuis que je suis avec le Grand ! Je pense que c'était il y trois ou quatre ans, l'année où nous avons quitté la France, j'avais demandé expréssement à ce que personne ne m'offre de livre ! (trop lourd et déjà qu'en Juillet j'en ai rapporté pour 12 kg !). Ce devait être un de mes premiers livres sur le costume, j'étais la tête en plein dans la fin de mon mémoire à cette époque, La Culture Matérielle et la Vie Quotidienne à Trifouillis les oies et déjà déjà fascinée par "comment ça se fait ça ?"!

I would like to talk about a book, Costume in Details by Nacy Bradfield. I love looking at that book, just read it. For the aficionados of reenactment, it's a must have ! And my sister in law brought it to me for a previous christmas 3 or 4 years ago. It was one of my first book about costumes, I was at the end of my master thesis based on Material Culture and Quotidian Life in a lost village and fascinated : "how did you do that !"


C'est un livre bien fait avec de nombreux dessins de qualité, beaucoup de détails sur les fermetures des robes (cela m'a beaucoup aidé pour ma robe Regency que j'ai réalisée sans patron). Je l'adore il est parmi les livres que je ne laisserais jamais derrière moi (étant donné qu'un autre déménagement approche sous quelques mois, j'y pense !).

It's one of my hi book ! Numerous drawings inside and many details on each dress (Help me a lot with my Regency Dress without pattern). I love it, it one of the books I can't leave behind me. (we will move again with the tall one in few month so I have to think again in pounds !)